La petite chapelle Saint-Imetier
La
chapelle des métiers, ou Saint-Humi ce situe entre TOURNUS et MACON
en Saône et Loire sur la route national 6.
La
chapelle des métiers, ou Saint-Humi, construite sur un ancien temple
gaulois, a depuis des millénaires été un lieu de pèlerinage, puis
de guérison. Plusieurs légendes entourent encore l’édifice.
À
l’emplacement actuel de la chapelle, un lieu de pèlerinage était
dédié à Sucellus. Ce dieu gaulois, que l’on retrouve aussi sur
la façade de l’église d’Ormes, était très apprécié en
Gaule. Vêtu à la Gauloise d’une longue tunique ceinturée, barbu
et âgé, il est représenté sur chacune des statues avec un
maillet, ce qui lui vaut d’ailleurs le surnom de “dieu au
maillet”. La traduction de son nom signifie “bon frappeur”. On
venait ainsi à son pèlerinage car Sucellus était le dispensateur
de la nourriture, un dieu populaire chez les paysans.
Saint
Humi remplace Sucellus
Sur
ce même emplacement, et pour anéantir les croyances autres que le
christianisme, l’Église construit une chapelle en l’honneur de
saint Humi, qui deviendra saint Imetier, sur le lieu même du
pèlerinage celte. Ce saint a la réputation d’aider les enfants à
marcher normalement, mais surtout à guérir les malentendants. Tout
un rituel est nécessaire pour quiconque veut retrouver l’usage de
l’ouïe. Il faut déposer son oreille contre la pierre trouée près
de l’oratoire. Des sons mystérieux, comme le son des cloches de
l’église se font alors entendre du malade. Puis il faut se rendre
à l’intersection des Quatre chemins devant la chapelle pour
entendre les chevaliers du Temple de sainte Catherine de Montbellet…
Autres
légendes entourant la chapelle
Un
être, sous la forme d’un loup-garou, aurait, pendant la période
des templiers, rodé la nuit autour de l’église. Cette très
mystérieuse légende qui a pris naissance dans un roman ne serait en
réalité qu’une histoire pour inciter les enfants à ne pas sortir
la nuit. Pour information, le loup-garou a pris la fuite. Le saint,
lui, est apparu au moment où il essayait de voler la pierre trouée.
Un
saint qui ne veut pas partir
Pendant
la Révolution, des hommes ont essayé de transporter la statue de
saint Imetier en dehors de l’église. Certains ont été foudroyés
seulement en la posant sur leurs épaules. D’autres ont vu le char
sur lequel la statue était posée se briser en plusieurs morceaux.
Devant la force du saint, la statue est restée dans sa chapelle.