vendredi 19 juillet 2013

CHATEAU DE CORMATIN


CHATEAU DE CORMATIN


L'histoire du château

"En tout temps du Blé" (devise de la famille)

Déjà considérés comme "nobles hommes" en 1022, les du Blé deviennent seigneurs de Cormatin au début du XIIe siècle.

A la fin du XVIe siècle, les guerres de religion permettent à Antoine du Blé d’accroître son influence et sa fortune. Il se rend maître du sud de la Bourgogne au nom de la Ligue catholique avant de "tourner casaque" et de ramener la rive droite de la Saône sous l’autorité d’Henri IV, face à la Franche-Comté espagnole.

En récompense, il devient lieutenant général et gouverneur de Chalon s/Saône, alors place forte stratégique.
Son fils Jacques est reçu à la Cour de France. Dès 1610, il est un des familiers de la reine-régente Marie de Médicis.
En 1617, à 35 ans, il épouse Claude (13ans), fille de Raymond Phélypeaux, Trésorier de l’Epargne, Secrétaire d’Etat, un des hommes les plus influents du moment.
En 1618, Jacques du Blé reçoit un des premiers titres de marquis créés par le jeune Louis XIII. Il est chargé en 1628 de délivrer le marquisat du Montferrat en Italie. Faute d’argent, de vivres et de munitions, ses troupes sont « défaites comme la neige qui serait touchée du feu » (Richelieu).
Humilié, il cherche à retrouver son honneur par une action d’éclat. Pendant le siège de Privas, le jour de l'arrivée du roi, il lance une attaque téméraire pendant laquelle il est tué (14 mai 1629). Ses soldats vengent sa mort par un massacre lors de la prise de la ville.




  La girouette du château

Les générations suivantes résident peu en Bourgogne. Cependant Nicolas du Blé, maréchal de France, gouverneur de l’Alsace et membre du Conseil de régence à la mort de Louis XIV y est exilé en 1722, pour son opposition à l’alliance avec l’Angleterre.
Son neveu et héritier, Henri-Camille de Béringhen, Premier Ecuyer du roi Louis XV, laisse ensuite tout le marquisat d’Huxelles à sa fille naturelle, Sophie Verne.
Portrait de Jacques du Blé

Le vin de Bourgogne sauve le château !

Avec elle, le château retrouve vie à la belle saison. Son mari, Pierre Dezoteux, aide-de-camp de Rochambeau pendant la guerre d’indépendance américaine, acclimate dans les jardins de nombreux arbres (tulipiers de Virginie, cyprès-chauves de Louisiane).
Au moment de la « Grande Peur » de 1789, il réussit à calmer les émeutiers, prêts à brûler le château, en faisant sortir pour eux tous les tonneaux des caves…
Pendant la Révolution, il devient le chef des Chouans de Bretagne, sans que sa femme, restée à Cormatin avec ses six enfants, ne soit inquiétée. Le château traverse sans dommage la tourmente. Cependant, en 1815, des transformations maladroites entraînent l’écroulement de l’aile sud.
Le blason de la famille du Blé

Les amours du poète

En 1812, Lamartine séduit la fille des propriétaires, Nina Dezoteux, épouse du comte de Pierreclau et un fils nait de ces amours. Le poète revient souvent au château à partir de 1843, lorsqu’un de ses proches, Henri de Lacretelle, en hérite. Il y écrit une importante partie de « L’histoire des Girondins », grâce aux archives familiales. En 1847, il réunit à Cormatin ses amis politiques pour rédiger son programme "républicain et socialiste". Imprimé à Macon, ce texte connaît un retentissement européen lors des révolutions de 1848.
Pour garder le souvenir de l’évènement, une statue de la seconde république française est érigée dans la cour en 1849. Elle a survécu mais… décapitée.

Le 14 juillet 1888 nait au château Jacques de Lacretelle, un des grands écrivains français du XXe siècle (Silbermann). Dans sa série romanesque « Les Hauts-Ponts », il s’inspire du drame que fut pour sa famille la perte du domaine, vendu en 1898 à Raoul Gunsbourg.
Avec ce Directeur de l'Opéra de Monte-Carlo, Cormatin devient une des étapes estivales du monde du spectacle et de la politique. Chaque année, le « Concours musical de Cormatin », présidé par le compositeur Jules Massenet, fait entendre une opérette ou un opéra devant les façades du château. Les interprètes sont prestigieux : Caruso, Chaliapine, Litvine, Tamagno, etc.

Après cette période brillante, plus de 50 années de négligence amènent Cormatin au bord de la ruine. En septembre 1980, Anne-Marie Joly, Marc Simonet-Lenglart et Pierre-Albert Almendros font l’acquisition de ce « chef-d’œuvre en péril ». Depuis, ils se consacrent à sa restauration et à sa mise en valeur, grâce au soutien des 60000 personnes qui visitent le château chaque année.
De 1982 à 1995, la restauration du château a également bénéficié des aides financières du Ministère de la Culture et du Conseil Général de Saône et Loire pour la restauration des façades, le recreusement des douves et la mise en valeur des décors peints du XVIIe siecle.

HISTORIQUE-
SOURCE- SITE OFFICIEL  DU CHATEAU  http://www.chateaudecormatin.com/histoire



Voilà mes photographie du château de Cormatin situé en Saône et Loire entre Tournus et Cluny, une belle visite à faire si vous passez par la Bourgogne sud outre le magnifique vignoble, vous pourrez vister ce charmant petit château ainsi que son superbe jardin.






















lundi 15 juillet 2013

CATHEDRALE SAINT-ETIENNE DE MEAUX

Meaux

Cathédrale Saint-Etienne
Erigée au coeur de la cité médiévale de Meaux, l'impressionnante cathédrale Saint-Etienne est considérée depuis longtemps comme le plus bel édifice religieux de tout le pays Briard. Sa construction s'étend sur près de quatre siècles, de 1170 à 1560.
Le chantier de la cathédrale de Meaux débute à la fin du XIIe siècle, suivant la volonté des comtes de Champagne, par l'élévation du choeur de l'édifice et de ses différentes chapelles rayonnantes. Les travaux du transept débutent eux en 1215, année où commence également une première couverture du choeur. Mais dès 1253, le chantier de la cathédrale prend un important retard : les fondations initiales du choeur ne sont pas sufisamment stables et celui-ci commence à s'affaisser alors que les transepts sortent de terre. L'ensemble du chevet est alors reconstruit, de manière un peu moins ambitieuse, et surtout remis au goût architectural du jour. C'est l'architecte Gautier de Vainfroy, déjà contributeur de la cathédrale d'Evreux, qui signera cette nouvelle partie de l'édifice.
Les campagnes de construction se succèdent alors. En 1266 débute la mise en place des façades des transepts et en 1317 le roi de France Philippe VI autorise l'élévation de trois travées de nef. Deux des portails de la façade principale sont élevés dès 1336, mais les révoltes paysannes et la guerre de cent ans interrompent les travaux dès 1358. Meaux est occupé par les troupes anglaises de 1422 à 1439. Les derniers travaux ne furent donc pas entrepris avant le XVe siècle : la façade est terminée pendant une campagne de construction en 1506, la tour nord date est elle édifiée entre 1505 et 1540. La tour sud ne sera elle jamais édifiée, remplacée par une coffrage de bois destiné à protégé l'ensemble des cloches. Elle porte aujourd'hui encore le nom de Tour noire.

Parmi les éléments incontournables de la cathédrale, on retiendra surtout l'ensemble des tympans sculptés. Ceux de la façade occidentale sont dédiés à Saint-Jean-Baptiste (nord), à la Vierge (sud) ou représente le Jugement Dernier (centre). Les façades de transepts sont elles dédiées à la vie de Saint-Etienne, patron de la cathédrale. A l'intérieur du bâtiment, outre la légèreté et la hauteur des décors, on notera surtout le tombeau de Bossuet, évêque de Meaux de 1682 à 1704.


Le grand portail central de la façade occidentale est surmonté d'un élégant gable flamboyant. Plus haut se trouve la rosace, flamboyante elle aussi.




 


Le monument de Jacques-Bénigne Bossuet (1627-1704), évêque de Meaux de 1681 à 1704, par Ernest Henri Dubois (1863-1930), placé dans la cathédrale de Meaux en 1911.



L'extérieur de la cathédrale

C'est la pierre de Varreddes, qui a été utilisée dans la construction de l'édifice. L'importante restauration extérieure faite au XIXe siècle est en grande partie liée à l'érosion de cette pierre, due aux outrages du temps.
La cathédrale, d'une hauteur totale de 48 mètres jusqu'au faîtage, est le produit de périodes successives de l'art gothique. La très longue durée de sa construction y a laissé une grande diversité de styles architecturaux. Mais ce mélange de styles n'a pas porté atteinte à l'esthétique générale du sanctuaire. Les architectes se succédant du XIIIe au XVIe siècle parvinrent à créer une grande harmonie d'ensemble.
La grande façade occidentale présente trois portails monumentaux. Comme dans bien d'autres cathédrales romanes ou gothiques, le portail central est consacré au Jugement dernier. Son tympan représente la résurrection des morts et l'image du Paradis et de l'Enfer. Le tympan du portail de gauche est consacré à la vie de saint Jean-Baptiste, celui de droite à la vie de la Vierge Marie.
La tour nord de la cathédrale, d'une hauteur de60 mètres (contre 69 pour Notre-Dame de Paris) est la seule à avoir été achevée ; celle du sud, faite en bois, avait été construite pour héberger provisoirement les cloches. Elle n'a finalement pas été démontée et on la désigne sous le nom de tour noire.
Au centre de la façade se trouve une grande rosace flamboyante créée dans la seconde moitié du XVe siècle.
Du côté sud, à l'extrémité du transept, se trouve le portail Saint-Étienne, également appelé portail des Merciers. Son tympan représente la vie de ce saint, premier martyr chrétien.
Au nord, le second portail du transept est aussi dédié à saint Étienne. Il est actuellement fermé ; il se trouve en fait dans la cour de la Cité épiscopale. Un peu plus à l'ouest, en direction du chevet, une porte (dite « de Maugarni ») s'ouvre sur le déambulatoire du chœur de la cathédrale.

L'intérieur
Avec une construction s'étalant sur près de 400 ans, et malgré les différentes campagnes de restauration gommant les spécificités des certaines parties de l'édifice (notamment la troisième travée de la nef, accordée avec le reste du bâtiment au XIXe siècle), la cathédrale Saint-Etienne de Meaux reste un catalogue assez impressionnant des variations de l'art gothique en France : du gothique classique des parties de la nef les plus proches du transept, au gothique rayonnant du choeur et au gothique flamboyant de la grande façade occidentale.
L'intérieur de la cathédrale est remarquable pour sa luminosité et la finesse de son ornementation sculptée. Une des plus importantes caractéristiques du sanctuaire, que l'on ne retrouve nulle part ailleurs dans une autre cathédrale gothique, est la hauteur des voûtes des collatéraux qui atteignent plus ou moins 15 mètres, soit la moitié de celle de la nef principale, qui culmine à 31 mètres. Ceux-ci étant dotés de hautes baies, la lumière pénètre en abondance au cœur de l'édifice et révèle ainsi la teinte de la pierre de Varreddes, utilisée dans la construction.
La nef ainsi que le chœur comportent cinq vaisseaux (comme à Paris). Le vaisseau central est longé de part et d'autre par deux bas-côtés ou collatéraux. Ce n'est qu'au niveau de l'abside que le déambulatoire se réduit à un seul vaisseau en demi-cercle, lequel fait suite au déambulatoire interne de la partie rectangulaire du chœur, la partie externe de ce dernier étant remplacée par les chapelles rayonnantes au nombre de cinq.
Les revers des façades du transept sont particulièrement remarquables et de toute beauté, surtout dans le croisillon sud. Ils sont richement décorés et comportent de véritables tissus ou broderies de pierres. Ils sont partiellement inspirés par Notre-Dame de Paris, mais le style est ici plus recherché et l'ornementation est plus riche.
Dans le chœur de la cathédrale entouré de grilles en fer forgé, on peut voir la dalle funéraire, faite de marbre noir, de Jacques-Bénigne Bossuet, l'Aigle de Meaux, la plus importante personnalité de l'histoire de la ville, qui y fut évêque de 1682 à 1704. Deux statues commémorent Bossuet dans la cathédrale : la première le montre assis sur son trône épiscopal, et la seconde debout, priant, avec autour de lui des personnages sur lesquels il eut une influence déterminante : le Grand Dauphin Louis, Louise de la Vallière, Turenne et Henriette d'Angleterre.
Adossée au mur d'une chapelle du bas-côté sud de la nef, on peut voir un autre monument funéraire ; celui du bourgeois Jean Rose et de son épouse. Mort en 1364, ce dernier avait fondé un hôpital destiné à accueillir des orphelins. Il fut reconnu comme bienfaiteur de la cité.
La hauteur sous voûtes, à l'endroit du chœur, atteint jusqu'à 33 mètres.




samedi 5 janvier 2013

CADRAN de datation

 La radiesthésie nous permet la datation d'un lieu de culte d'une église...

Ce petit cadran permet de pouvoir dater un lieu, un menhir, un monument, une maison, église.
Ce cadran va nous aider, à déterminer quand la première pierre à été posée par exemple.
Voilà un petit exercice en radiesthésie simple, entraîner vous à effectuer des datations sur des monuments ou bâtiments (église, chapelle) connu  dont vous ignoré la date, puis vous vérifié auprès des autorités locales la date exacte du monument.