La cathédrale
Saint-Vincent est
un principaux monuments de la ville de Chalon-sur-Saône
qui
ce situe en bourgogne dans le département de Saône et Loire.
Cathédrale
Saint-Vincent de Chalon
Saint-Vincent de Chalon
La cathédrale Saint-Vincent est un principaux monuments de la ville de Chalon-sur-Saône qui ce situe en bourgogne dans le département de Saône et Loire.
Chalon
sur Saône est également connu pour la côte chalonnaise avec des
vins ( Givry, Mercurey...) ainsi que pour être le berceau de la
photographie grâce à Joseph
Nicéphore Niépce
né
le 7
mars 1765 à Chalon-sur-Saône (actuelle Saône-et-Loire)
et mort le5 juillet 1833 à Saint-Loup-de-Varennes (Saône-et-Loire),
est un ingénieur français, considéré comme étant l'inventeur de
la photographie,
appelée alors « procédé héliographique »1.
Il est aussi l'auteur de la plus ancienne prise
de vue et
du pyréolophore,
le premier moteur
à combustion interne du
monde.
Ville
qui ce situe en bord de Saône.
Voila
quelques photographies.
(source wikipedia)
(Source
wikipédia)
L’origine
de cette cathédrale reste très vague. On parle
des ive et ve siècles.
Ce que l’on sait, c’est que la première église fut édifiée
sur l’ancien rempart gallo-romain et qu’elle occupa la place d’un
temple antique. Et ceci est confirmé par la découverte d’une
statue votive de Mercure dans
le sanctuaire de la cathédrale en 1776, d'un
autel dédié
au dieu Mars derrière
le chevet en 1850 et des effigies présumées de Marc-Aurèle
trouvées au Doyenné en 1908.
L’église
primitive que saint Agricole avait agrandie, fut détruite par
les Sarrasins et
reconstruite par Charlemagnequi
y convoqua un grand concile en 813 (entre-temps, l’église qui
était placée sous le patronage de Saint
Étiennefut
placée, vers 542, sous le patronage de Saint
Vincent.
En
réalité, la cathédrale fut bâtie entre 1090 et 1522. On en doit
la chronologie à l'abbé Salis (mort en 1970), qui connaissait tout
de Saint-Vincent et qui avait consacré une partie de sa vie à en
percer les mystères. De cette chronologie en résulte deux
principales périodes : l'âge roman et l'âge gothique.
-
- Le premier chantier durera de 1090 à 1100 duquel il subsiste les chapelles à absidioles sud et nord.
- Le deuxième chantier, durera de 1120 à 1130 dont il reste le rez-de-chaussée du chœur et les bras du transept.
- Vers 1150 le troisième commença : il en reste les piliers et les arcades de la nef centrale et les deux bas-côtés.
- L'âge gothique fut plus important que l'âge roman, puisqu'il en résulte quatre chantiers. Il durera de 1220 à 1522 où l'on construisit vers 1220 :
- l'abside du chœur,
- la chapelle du chevet
- la salle capitulaire.
Vers
1310 on construisit les murs de la nef. De 1380 à 1429 le chantier
des voûtes de la nef et des murs du cloître commença, et de 1400 à
1522 on construisit les chapelles des bas-côtés, les voûtes et le
cloître.
L'histoire
de la construction de la cathédrale Saint-Vincent fut longue et
complexe. Elle constitue, en quelque sorte, un résumé de l'histoire
architecturale et religieuse de la Bourgogne.
A l'interieur
Ancien
siège du diocèse de Chalon-sur-Saône, la cathédrale Saint-Vincent
s’élève au cœur de la ville ancienne.
La
façade ouest, qui se dresse au-dessus du marché de la place
Saint-Vincent et qui date du six siècle, fut la première à
adopter le style néo-gothique (elle remplace celle, qui a été
détruite et qui comportait un clocher roman). Constituée d'un
porche en terrasse (œuvre de Lebas), elle est surmontée du pignon
de la nef centrale avec rose ajourée.
Cette
façade est aussi flanquée de deux tours carrées symétriques,
hautes de 42 mètres, du gothique flamboyant, que Antoine Chenavard
(architecte lyonnais)
proposa en 1827, car les deux anciennes tours, commençaient à
s’effondrer. Ces deux tours, qui sont aux extrémités droite et
gauche de la façade, sont couronnées de seize statues des patrons
des quartiers et des communes chalonnaises (Saint
Georges, Saint
Laurent, Saint
Vincent, Saint
Jean, Sainte
Marthe, Saint
Paul).
Ces statues furent sculptées par un certain Étienne de Saptes.
De
l'extérieur, encore, en ce qui concerne le transept, son extrémité
est percée par une petite porte gothique, surmontée d’un tympan.
Un jardin, entoure le chevet et longe l'absidiole nord romane, puis
contourne l'absidiole majeure gothique. Tandis que le cloître (de
style flamboyant et aux colonnes portant des arcs trilobés) et le
presbytère (demeure du doyen des chanoines de saint Vincent), collés
l'un à l'autre, longent le collatéral sud de la cathédrale.
Cet
édifice se compose de trois nefs (dont une nef centrale), d'un
transept saillant, d'un chœur et d'un sanctuaire. Et pour André
Salis, « les dimensions mêmes sont symboliques ainsi que la
structure. Ici la longueur intérieure est de 62,93 mètres ;
la largeur totale de 21,39 mètres ; la nef centrale a 32,55
mètres de long, 10,24 mètres de large. Ces dimensions exprimées en
mesures locales du XI eme siècle, se révèlent des multiples
des chiffres sacrés sept (pour les longueurs) et trois (pour les
largeurs). ».
Précisément
dans la nef centrale, qui se compose de piles flamboyantes (pilastres
cannelés, colonnes engagées et bases moulurées), ont été montées
sur des arcs brisés, assis sur des piliers romans (datant de la
seconde moitié du xiie siècle)
des faisceaux à colonnettes. Au premier étage, un triforium (une
galerie) à balustrade pleine, est visible, et permet de circuler
dans l'épaisseur des murs. Entre les faisceaux à colonnes gothiques
appuyées aux chapiteaux romans, chaque travée comporte cinq
arcatures à sommet trilobé.
Ensuite
au deuxième étage, une deuxième galerie, la coursière, à
balustrade ajourée de quatre-feuilles,
se met à jour. Quant à la voûte, qui est à plus de 24 mètres du
sol, elle est sur croisée d'ogives et est complétée par une
nervure axiale, la lierne.
La nef s'achève donc après sept travées franchies, par une
curiosité architecturale : une grande rose intérieure.
Gothique, elle est percée au-dessus de l'arc roman, qui sépare la
nef centrale du transept (c'est un vestige du temps où la nef,
encore romane, couverte d'un plafond plat, était plus basse que le
transept). Cet arc franchi, on arrive dans la croisée du transept.
Cette
croisée se compose de piliers et d'arcs romans, ainsi que d'une
voûte gothique. Initialement, elle devait être éclairée par trois
faces : à l'ouest, éclairé par la rose, et au nord et sud,
éclairée par deux baies géminées surmontées d'un oculus,
mais qui aujourd'hui sont murées. Quant aux bras du transept, ils
possèdent deux travées.
La
croisée du transept franchie, on arrive au chœur, qui est surmonté
de deux marches. Comme la croisée du transept, il possède des
piliers et des arcs romans, plus raffinés. Le triforium, qui s'était
arrêté avec la croisée du transept, reprend. Mais cette fois-ci,
il est plus aérien et plus proche des sommets des arcs. Et chaque
travée comporte trois baies dont les arcs brisés sont portés par
des piles cylindriques.
En
ce qui concerne la deuxième galerie, au niveau du chœur, elle fut
originairement sans balustrade, mais aux cours du xive siècle elle
se voit rajouter sur son côté sud une balustrade ajourée de
quatre-feuilles. Quant aux voûtes gothiques, elles sont renforcées
par deux arcs importants à l'entrée du chœur et à celle du
sanctuaire.
Pour
accéder à ce dernier, il suffit de franchir trois marches. Il est
entièrement gothique, car l'abside semi-circulaire, a été
remplacée par cette abside à cinq pans. Les trois fenêtres du
rez-de-chaussée sont encadrées de deux colonnettes. Et une
tapisserie, placée en 1965, provenant de Bruxelles,
et datant de 1510, vient agrémenter la splendeur de ce sanctuaire.
Haute de 6,75 mètres et large de 7,15 mètres, elle représente
trois images bibliques et de l'eucharistie.
Les
deux collatéraux sont jalonnés de chapelles dont chacune évoque la
piété de ce temps de ferveur qui les vit construire.
- La première chapelle, côté nord, fut bâtie en 1424 par Oudot de Malsin qui la dédia à Saint Michel et Sainte Catherine.
- La deuxième de style gothique flamboyant date de 1440.
- Tandis que la troisième associe le flamboyant et le style de la Renaissance ; elle fut construite en 1522 par des notables chalonnais et porte les vingt-quatre écussons de ces familles fondatrices.
- Les deux dernières chapelles sont plus modestes. Côté sud, le style roman prédomine. En effet ce collatéral est remarquable par ces grilles de pierres qui caractérisent le style bourguignon (que l'on retrouve notamment aussi à Saint-Gengoux-le-National). Il faut aussi noter, que la cinquième chapelle de ce collatéral est ornée d’une magnifique fresque de l'école bourguignonne de la fin du xve siècle.