mardi 24 février 2015

CATHEDRALE SAINT LAZARE AUTUN


Autun le cœur de la Bourgogne situé dans le Morvan en Saône et Loire.
C 'est en faisant une halte à Autun pour venir découvrir l'église Saint Lazare qui fut un haut lieu de pèlerinage.
Autun accueillait les reliques de Lazare depuis la fin du Xe siècle.
La cathédrale Saint Lazare,est le siège du diocèse d'Autun, Chalon et Mâcon le début de la construction 1120 et la fin de la construction en 1146 avec des modifications importantes aux XIIIe et XVe siècles, le style dominant est Roman Gothique, est elle classée Monument Historique.
Lieu de Culte Catholique.



 

HISTORIQUE (source wikipédia)
Une première cathédrale a été construite à Autun à partir du Ve siècle, consacrée plus tardivement à saint Nazaire (il en reste une chapelle du XIVe siècle). La cathédrale Saint-Lazare (dédiée à Lazare d'Aix et non au saint Lazare de l'Évangile) fut projetée par l'évêque d'Autun, Étienne Ier de Baugé, afin de conserver les reliques dudit saint, jusqu'alors situées dans le premier édifice.

Commencée vers 1120 par Étienne de Baugé, elle fut achevée en 1146, et le porche quelques années plus tard. Elle est bâtie sur le modèle de l'abbatiale de Paray-le-Monial. Elle possède, tout comme à Cluny et à Paray, une voûte en berceau brisé, construite peu de temps après sa consécration comme cathédrale, puisqu'on ajouta des arcs-boutants à cette époque. Une flèche fut construite en 1469 par le cardinal Rolin (le fils du chancelier Rolin), au-dessus de la croisée du transept, à la place d'un clocher roman détruit par la foudre. Elle atteint 80 m de haut.
Plan de la cathédrale d'Autun
 

En 1766, l'édifice eut à subir plusieurs dommages de la part des chanoines du chapitre de la cathédrale1. L'art médiéval était peu apprécié à l'époque et les chanoines voulaient renouveler l'aspect de la cathédrale2 dans un style plus baroque3. Le portail latéral et son tympan furent détruits et les pierres réemployées pour la construction des maisons voisines. La fameuse Tentation d'Ève fut donc incluse dans un mur avant d'être redécouverte. Le jubé et le monumental Tombeau de saint Lazare qui se trouvait derrière l'espace du chœur ont été également démantelés (les statuaires restantes du tombeau sont exposées au musée Rolin). Tout l'espace du chœur fut détruit, y compris la mosaïque du XIIe siècle, remplacée par un pavé neuf. Le fameuxtympan du Jugement Dernier de Gislebert, a été recouvert de plâtre, les chanoines d'alors le jugeant de mauvais goût. Cela lui valut d'être préservé du vandalisme de la période révolutionnaire qui prit pour cible les tympans et linteaux des églises de Saône-et-Loire4,5,6. Il a été redécouvert en 1837 et restauré. La tête du Christ, ayant été sectionnée au cours du premier plâtrage et conservée au musée Rolin à côté, n'a été remise en place qu'en 1948.
En 2011, l'ancien mobilier du chœur, peu esthétique et assez hétéroclite, a été remplacé. L'artiste Goudji a ainsi réalisé, pour l'espace liturgique, un nouvel autel, un nouvel ambon et une nouvelle cathèdre, qui, dans leur modernité, s'intègrent parfaitement au chœur ancien de l'édifice.
La cathédrale et le quartier (ville haute ou Hauts-quartiers) ainsi que la ville moyenne, sont intégrés dans un secteur sauvegardé de 74 ha depuis 1973. Ce secteur compte nombre de lieux remarquables.





 

Le tympan

Tympan du Jugement dernier
Il s'agit de l'élément le plus remarquable de la cathédrale. Exceptionnellement, on connaît le nom du sculpteur qui fut l'auteur au moins du Jugement dernier : il s'agit de Gislebert, qui signe de son nom aux pieds du Christ (Gyslebertus hoc fecit)7.
La scène centrale, qui montre le Christ en Majesté, surmonte un linteau. Elle est entourée de deux arcades, l'externe comprenant de nombreux médaillons figuratifs, avec des représentations des signes zodiacaux et des travaux aux différents mois de l'année. Le tout repose sur des colonnes à chapiteaux historiés.
La scène centrale représente le Jugement dernier, avec le Christ en mandorle et les éléments classiques de ce sujet :
  • la résurrection des morts, dont certains se cachent déjà le visage, d'autres portant les emblèmes du pèlerin (coquille Saint-Jacques) ;
  • la femme aux seins mordus par les serpents, représentant la Luxure ;
  • un Christ immense dominant la scène ;
  • à sa droite, saint Pierre fait entrer les justes au Paradis ; au-dessus, une grande place est faite à la Vierge Marie intercédant ;
  • à la gauche du Christ a lieu la pesée des âmes : incarnant le poids des péchés, des démons pèsent sur le plateau de la balance (en fait, une sorte de cabas tressé), mais ce poids est malgré tout trop faible et le plateau portant l'âme, en position d'adoration, est accueilli dans les mains de l'archange saint Michel.
On a donc une représentation optimiste du Jugement dernier, en cohérence avec l'époque prospère de sa réalisation.
Trumeau du portail central
Le trumeau, bien postérieur, puisqu'il date du XIXe siècle, représente saint Lazare et ses deux sœurs. Jugé barbare par les chanoines, le tympan fut plâtré en 1766. Peu après le passage de Stendhal à Autun, d'autres chanoines le dégagèrent, sans la tête qui manquait au Christ. Ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale que le chanoine Denis Grivot la remit à sa place.
Le tympan a été restauré de juin à octobre 2009 : les sculptures ont été rénovées à l'aide de micro-lasers et micro-sablage, avec des tampons aux solvants adaptés à la nature de la pierre. La teinte noirâtre d'une des voussures a disparu. Sept fragments des réserves du Musée Rolin ont retrouvé leur place, dont une mèche du Christ, dont la tête a été légèrement repositionnée. Cette opération a coûté 110 000 euros dont 20 000 pour un système anti-pigeons utilisé également à Fribourg et Berne. Le tympan restauré a été inauguré le 13 novembre 2009 en présence des autorités départementales et épiscopales.

L'intérieur




Les nefs centrales et latérales sont en voûte brisée, non contrebalancées à l'origine par des arcs-boutants, rendant l'ensemble assez instable. Ces derniers ont été rajoutés au XIIIe siècle.
Le chœur a été refait au XVe siècle en style gothique et les vitraux datent des XIXe et XXe siècles.
Le retable Noli me tangere est le seul retable du XVIe siècle de la cathédrale. Sainte Marie-Madeleine et le Christ se dressent de part et d'autre d'un arbre supportant les armoiries des commanditaires. Sur le phylactère partiellement brisé est retranscrite la phrase que prononce Jésus à l'intention de Marie-Madeleine  : « Noli me tangere » (« Ne me touche pas »).
Des chapiteaux historiés ornent les colonnes de la nef centrale. Bien que remarquables, ils sont assez peu visibles du fait de leur éloignement et de la relative pénombre.
La cathédrale possède un grand tableau de Dominique Ingres représentant le Martyre de saint Symphorien, situé à l'entrée de la sacristie. Un autre tableau, de François-Joseph Heim, La Résurrection de Lazare, est représentatif du renouveau de la peinture religieuse en France au XIXe siècle, même s'il illustre le saint Lazare de l'Évangile et non Lazare d'Aix, qui est le saint honoré dans cette cathédrale. Une Pietà, œuvre du Guerchin et un Christ mort de Daniel Seyter sont également présentés dans la cathédrale.


 

L'intérieur








jeudi 15 mai 2014

BASILIQUE SAINTE-MARIE-MADELEINE VEZELAY


Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay

 Le parc naturel régional, s'étend sur quatre départements (Saône et Loire, Yonne, Nièvre, Cote d'or) de la région Bourgogne. Créer en 1970, il a une superficie de
2 909 kilomètres carré.Il réunit 117 communes adhérentes et 6 villes partenaires. Vézelay situé dans le Morvans est un haut-lieu de la chrétienté depuis le moyen age. La basilique contient les reliques de sainte-Marie-Madeleine. Célèbre pour accueillir les  nombreux pèlerins qui se rendent à saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne. Nous pouvons constater que la basilique constitue un véritable chef d'oeuvre de l'architecture qui réuni les connaissances en astronomie ainsi qu'une véritable maitrise de l'architecture sacrée. La Crypte situé sous l'autel,  nous pouvons ressentir une forte vibration et un pourcentage de magnétisme très élevé qui vous traverse le corps, nous pouvons sans aucun doute dire que nous somme bien dans un haut-lieu vibratoire.

Voici quelques photographies que j'ai pris lors de ma visite dans ce lieu sacré et historique.





Haut lieu spirituel et d’énergie
La basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay est une ancienne abbatiale établie à Vézelay, dans le département de l'Yonne en Bourgogne.
La basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay est une ancienne abbatiale française établie à Vézelay, dans le département de l'Yonne en Bourgogne.
Sur la route qui mène à Vézelay, la croix Montjoie symbolise la joie du pèlerin apercevant pour la première fois la basilique.
En effet, c'est à pied qu'il faut rejoindre ce haut lieu de la chrétienté du Moyen Âge, lieu de pèlerinage important sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Le tympan du narthex de la basilique est un des chefs-d'œuvre de la sculpture romane.

La basilique fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 18401. Elle est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1979.

 

Historique de la basilique (9ème-13ème siècles)




Les origines (vers an 850 - 1068)

Vers 858 ou 859 Fondation d'un monastère de moniales par Girart de Roussillon, à l'emplacement actuel de Saint-Père.
863 Une bulle pontificale garantit la protection directe par le Saint-Siège de l'abbaye de Vézelay, qui échappe ainsi à l'autorité des évêques d'Autun. Les privilèges de l'abbaye seront confirmés en 868 par le roi Charles le Chauve.
873 Dévastée par les Normands qui remontent la Seine, l'Yonne et la Cure, l'abbaye est tran sférée sur la colline; des moines venus sans doute d'Autun remplacent les moniales.
882 Selon certaines sources, un moine nommé Badilon apporte de Saint-Maximin (Provence) à Vézelay des reliques de Marie-Madeleine.
1027 Premiers conflits entre les abbés de Vézelay et les comtes de Nevers, jaloux de l'indépendance de l'abbaye.
1098 L'évêque d'Autun, jaloux lui aussi de l'indépendance de l'abbaye de Vézelay, tente de jeter l'interdit sur les pèlerinages; l'interdit sera levé par le pape Pascal II en 1103; mais Vézelay doit alors reconnaître l'autorité spirituelle de Cluny.

L'apogée (vers 1104 - 1267)

1104 Dédicace du chœur roman construit par l'abbé Artaud. Celui-ci sera assassiné par les habitants du bourg en révolte, deux ans plus tard. 1119 Nouvelle attaque du comte de Nevers.
22 juillet 1120 Un gigantesque incendie ravage ce qui restait de la nef primitive, où étaient rassemblés des milliers de pèlerins; début de la construction de la nef actuelle, de la façade vers le chœur de l'abbé Artaud.


 
1140 Achèvement de la nef, sous l'abbatiat de Ponce de Montboissier, qui fait élever en avant de celle-ci le narthex,
vers 1145-1150 Nouvelles querelles entre les comtes de Nevers, qui soulèvent les habitants, et les abbés; événements arbitrés par le pape et le roi de France, mais qui se reproduiront en 1147, en 1149, en 1152, en 1161...
1146 Le jour de Pâques, à la demande du pape Eugène III, saint Bernard prêche la seconde croisade sur le flanc nord-est de la colline, où est élevée la chapelle Sainte-Croix aujourd'hui appelée "La Cordelle" (10 minutes à pieds de la basilique, numéro 9 sur le plan).
1152 Révolte des habitants fomentée par le comte de Nevers; pillage de l'abbaye; reconnaissance de libertés communales, que le roi annulera trois ans plus tard. 1162 Bulle pontificale levant la dépendance à l'égard de Cluny.
1166 Dans l'église de Vézelay, Thomas Beckett, archevêque exilé de Cantorbéry, prononce la condamnation solennelle de son roi, Henri II.
1165-1190 Construction du chœur et du transept gothiques, sous l'abbatiat de Girard d'Arcy.
juillet 1190 Richard Cœur de Lion et Philippe-Auguste se retrouvent à Vézelay pour partir en croisade (Troisième croisade).
1217 Des compagnons de François d'Assise fondent auprès du lieu de la prédication de saint Bernard, au flanc de la colline de Vézelay, le premier couvent franciscain de France: la Cordelle. (10 minutes à pieds de la basilique, numéro 9 sur le plan)
1244 Pèlerinage de saint Louis à Vézelay; il le renouvellera en 1248, 1267, 1270.
 

Historique de la basilique (13ème - 21ème siècle)




1260 La tour Saint-Michel et le fronton de la façade sont édifiés.
1267 Lors de sa venue, saint Louis confirme l'authenticité des reliques de Marie-Madeleine, mise en doute depuis 1260, notamment en raison de la rivalité avec Saint-Maximin, en Provence.

Le déclin (vers 1279 - 1819)

1279 La "reconnaissance" des reliques de Marie-Madeleine à Saint-Maximin signe les débuts d'une rapide et profonde décadence des pèlerinages et de l'abbaye de Vézelay.
1537 Le pape Paul III sécularise l'abbaye: les moines sont remplacés par quinze chanoines séculiers, placés sous l'autorité d'un abbé nommé par le roi.
1569 Occupation de Vézelay et mise à sac de l'abbaye par les Huguenots.
1760 À l'abandon, les bâtiments abbatiaux sont partiellement vendus et démolis.
1790 Le collège de chanoines est supprimé, et l'église, abbatiale puis collégiale, devient paroissiale. Les vestiges restant de l'abbaye sont vendus et rasés.
1793 Les sculptures extérieures des portails sont martelées.
1819 Grave incendie dû à la foudre.

Le renouveau (à partir de 1840)

1840 Âgé de vingt-six ans, Eugène Viollet-le-Duc est chargé de vastes travaux de restauration, à l'instigation de l'écrivain Prosper Mérimée, inspecteur des Monuments historiques.
1859 Fin du chantier de restauration.
1870 et 1876 De nouvelles reliques de Marie-Madeleine sont données à l'église de Vézelay; renouveau relatif des pèlerinages.
1920 Le Saint-Siège accorde à l'église le titre de basilique, reconnaissant par là son caractère insigne au sein de l'Église, de la chrétienté et de l'Histoire.
1945-1953 Retour des moines avec la venue d'une petite équipe de bénédictins de la Pierre-qui-Vire.
1946 Une "Croisade de la Paix" rassemble 40 000 pèlerins pour commémorer à la fois le huitième centenaire de la prédication de Bernard et la fin de la seconde guerre mondiale.
1953-1993 Des franciscains succèdent aux moines de la Pierre-qui-Vire.
1979 La basilique et le site de Vézelay sont inscrits au sein du patrimoine mondial par l'UNESCO.
1993 Fondation des Fraternités Monastiques de Jérusalem appelées par Mgr Defois pour l'animation liturgique, spirituelle et culturelle de la Basilique.
1994 Un prêtre diocésain est nommé curé et recteur de la basilique par Mgr Defois.
1997 Une procédure de grands travaux de restauration est engagée.
1998 Lancement du premier site internet qui a précédé celuii-ci
1999 Les 13 villages entourant la basilique ne font plus qu'une seule paroisse par décret du nouvel archevêque Mgr Gilson.
fin août 2003 4 nouvelles cloches sont bénies le jour de Pâques et installées à la basilique pour le fête de Sainte Madeleine le 22 juillet.
2004 Le 21 avril, nous avons fêté les 900 ans de la dédicace de la Basilique. L'emmarchement est restauré.
2006 Relevage de l'orgue et lancement d'un projet de création d'un nouvel orgue.
2006 Du 9 mai au 27 août commémoration de la "Croisade de la Paix" de 1946.
2009 Étude en vue de la consolidation du linteau qui porte le grand tympan.
2009 Première édition de Vézelay s'enflamme, spéctacle cinéscénique.
2010 Les linteaux des trois tympans sont étayés dans l'attente d'un chantier de consolidation.
2010 Les travaux de rénovation de la toiture en cours depuis 1997 sont achevés.
2010 Un nouvel orgue à tuyaux est inauguré le 13 octobre à la chapelle du cloître.
2010 Sondages archéologiques au niveau du cloître pilotés par M. Sapin.




 
Vue de la nef vers le narthex - dessin de Viollet-le-Duc.
  • Longueur extérieure : 120 m
Le narthex
  • Largeur intérieure du narthex : 23,5 m13
  • longueur du narthex : 22 m
  • hauteur du narthex : 19,5 m
La nef
  • Longueur de la nef : 62,50 mètres
  • Hauteur des voûtes du vaisseau central de la nef : 18,55 mètres
  • Largeur de la nef, y compris ses deux collatéraux : 23,25 m
  • Largeur du vaisseau central entre les deux axes des piles : 11 m
  • Largeur de chaque collatéral : 6,2 m
  • hauteur de chaque collatéral : 7,5 m
Le chœur
  • Hauteur sous voûte du chœur : 22 m
  • Longueur du chœur : 26,6 m
  • Largeur du chœur : 10,65 m
Les tours
  • Hauteur de la tour Saint-Michel : 38 m
  • Hauteur de la tour Saint-Antoine : 35 m
Autres
  • Les piles de la nef sont cruciformes avec quatre demi-colonnes engagées. Chaque pile fait 2,5 mètres de large.
  • L'élévation de la nef est à deux niveaux (grandes arcades et fenêtres hautes). Celle du chœur est à trois niveaux (grandes arcades, triforium aveugle et fenêtres hautes). Quant au narthex, il comporte deux niveaux : grandes arcades et tribunes.
  • La voûte de chaque travée du vaisseau central de la nef pèse 45 tonnes.
Le narthex est une des grandes constructions de la période romane. C'est une pièce qui s'était imposée pour permettre la formation des processions dans la nef.
Son rez-de-chaussée et les arcades des tribunes furent érigées entre les années 1135 et 1145. L‘étage, caractérisé par des voûtes au style très différent, ne put être construit qu‘aux environs des années 1146-1147.
Profond de trois travées, il est de vaste dimension : à peu près carré, il mesure 23,5 mètres de largeur sur 22 de profondeur et comporte trois vaisseaux comme la nef.
Au fond du narthex, trois portails s'ouvrent sur la nef de la basilique ; ils sont chacun surmontés d'un tympan sculpté. Deux petits portails encadrent le grand portail. Celui de droite est consacré à l'Enfance du Christ, celui de gauche, à des scènes après la Résurrection. Le portail central traite de deux thèmes : le Christ monté au Ciel, trônant en gloire à la droite du Père, accomplit la promesse qu'il a faite aux apôtres le jour de l'Ascension, il les remplit du don du Saint-Esprit à la Pentecôte. Jean Adhémar y voyait une illustration du De Miraculis de l'abbé de Cluny, Pierre le Vénérable
Une particularité : il possède un étage de larges tribunes, contrairement au reste de l'édifice. Celles-ci surmontent les deux collatéraux ainsi que la troisième travée du vaisseau central. Cette dernière tribune (au-dessus du grand portail situé au fond du narthex), ou tribune centrale, ouvre sur la nef. La balustrade de cette tribune centrale est ornée d'une frise d'arcs en mitre. Détail très important : la voûte sur cette tribune centrale est gothique et possède des arcs ogives. C'est un des premiers exemples qu'il y ait en France de ce genre de structure, les autres voûtes du narthex étant romanes, d'arêtes très surhaussées. Les tribunes latérales qui se trouvent au-dessus des collatéraux s'ouvrent sur la partie centrale par des petits arcs en plein cintre reposant sur des colonnettes.
Eugène Viollet-le-Duc qui donnait aux narthex le nom de « porches fermés », estimait que celui de Vézelay était « certainement une des œuvres les plus remarquables du Moyen Âge » et en fit plusieurs fort beaux croquis14.
Les travaux de ferronnerie ont été confiés à Pierre Boulanger qui réalisa toutes les pentures et serrures des portes à l'intérieur du narthex15 et de la porte extérieure d'accès à la nef latérale nord16.


  • Source wikipédia.

vendredi 19 juillet 2013

CHATEAU DE CORMATIN


CHATEAU DE CORMATIN


L'histoire du château

"En tout temps du Blé" (devise de la famille)

Déjà considérés comme "nobles hommes" en 1022, les du Blé deviennent seigneurs de Cormatin au début du XIIe siècle.

A la fin du XVIe siècle, les guerres de religion permettent à Antoine du Blé d’accroître son influence et sa fortune. Il se rend maître du sud de la Bourgogne au nom de la Ligue catholique avant de "tourner casaque" et de ramener la rive droite de la Saône sous l’autorité d’Henri IV, face à la Franche-Comté espagnole.

En récompense, il devient lieutenant général et gouverneur de Chalon s/Saône, alors place forte stratégique.
Son fils Jacques est reçu à la Cour de France. Dès 1610, il est un des familiers de la reine-régente Marie de Médicis.
En 1617, à 35 ans, il épouse Claude (13ans), fille de Raymond Phélypeaux, Trésorier de l’Epargne, Secrétaire d’Etat, un des hommes les plus influents du moment.
En 1618, Jacques du Blé reçoit un des premiers titres de marquis créés par le jeune Louis XIII. Il est chargé en 1628 de délivrer le marquisat du Montferrat en Italie. Faute d’argent, de vivres et de munitions, ses troupes sont « défaites comme la neige qui serait touchée du feu » (Richelieu).
Humilié, il cherche à retrouver son honneur par une action d’éclat. Pendant le siège de Privas, le jour de l'arrivée du roi, il lance une attaque téméraire pendant laquelle il est tué (14 mai 1629). Ses soldats vengent sa mort par un massacre lors de la prise de la ville.




  La girouette du château

Les générations suivantes résident peu en Bourgogne. Cependant Nicolas du Blé, maréchal de France, gouverneur de l’Alsace et membre du Conseil de régence à la mort de Louis XIV y est exilé en 1722, pour son opposition à l’alliance avec l’Angleterre.
Son neveu et héritier, Henri-Camille de Béringhen, Premier Ecuyer du roi Louis XV, laisse ensuite tout le marquisat d’Huxelles à sa fille naturelle, Sophie Verne.
Portrait de Jacques du Blé

Le vin de Bourgogne sauve le château !

Avec elle, le château retrouve vie à la belle saison. Son mari, Pierre Dezoteux, aide-de-camp de Rochambeau pendant la guerre d’indépendance américaine, acclimate dans les jardins de nombreux arbres (tulipiers de Virginie, cyprès-chauves de Louisiane).
Au moment de la « Grande Peur » de 1789, il réussit à calmer les émeutiers, prêts à brûler le château, en faisant sortir pour eux tous les tonneaux des caves…
Pendant la Révolution, il devient le chef des Chouans de Bretagne, sans que sa femme, restée à Cormatin avec ses six enfants, ne soit inquiétée. Le château traverse sans dommage la tourmente. Cependant, en 1815, des transformations maladroites entraînent l’écroulement de l’aile sud.
Le blason de la famille du Blé

Les amours du poète

En 1812, Lamartine séduit la fille des propriétaires, Nina Dezoteux, épouse du comte de Pierreclau et un fils nait de ces amours. Le poète revient souvent au château à partir de 1843, lorsqu’un de ses proches, Henri de Lacretelle, en hérite. Il y écrit une importante partie de « L’histoire des Girondins », grâce aux archives familiales. En 1847, il réunit à Cormatin ses amis politiques pour rédiger son programme "républicain et socialiste". Imprimé à Macon, ce texte connaît un retentissement européen lors des révolutions de 1848.
Pour garder le souvenir de l’évènement, une statue de la seconde république française est érigée dans la cour en 1849. Elle a survécu mais… décapitée.

Le 14 juillet 1888 nait au château Jacques de Lacretelle, un des grands écrivains français du XXe siècle (Silbermann). Dans sa série romanesque « Les Hauts-Ponts », il s’inspire du drame que fut pour sa famille la perte du domaine, vendu en 1898 à Raoul Gunsbourg.
Avec ce Directeur de l'Opéra de Monte-Carlo, Cormatin devient une des étapes estivales du monde du spectacle et de la politique. Chaque année, le « Concours musical de Cormatin », présidé par le compositeur Jules Massenet, fait entendre une opérette ou un opéra devant les façades du château. Les interprètes sont prestigieux : Caruso, Chaliapine, Litvine, Tamagno, etc.

Après cette période brillante, plus de 50 années de négligence amènent Cormatin au bord de la ruine. En septembre 1980, Anne-Marie Joly, Marc Simonet-Lenglart et Pierre-Albert Almendros font l’acquisition de ce « chef-d’œuvre en péril ». Depuis, ils se consacrent à sa restauration et à sa mise en valeur, grâce au soutien des 60000 personnes qui visitent le château chaque année.
De 1982 à 1995, la restauration du château a également bénéficié des aides financières du Ministère de la Culture et du Conseil Général de Saône et Loire pour la restauration des façades, le recreusement des douves et la mise en valeur des décors peints du XVIIe siecle.

HISTORIQUE-
SOURCE- SITE OFFICIEL  DU CHATEAU  http://www.chateaudecormatin.com/histoire



Voilà mes photographie du château de Cormatin situé en Saône et Loire entre Tournus et Cluny, une belle visite à faire si vous passez par la Bourgogne sud outre le magnifique vignoble, vous pourrez vister ce charmant petit château ainsi que son superbe jardin.






















lundi 15 juillet 2013

CATHEDRALE SAINT-ETIENNE DE MEAUX

Meaux

Cathédrale Saint-Etienne
Erigée au coeur de la cité médiévale de Meaux, l'impressionnante cathédrale Saint-Etienne est considérée depuis longtemps comme le plus bel édifice religieux de tout le pays Briard. Sa construction s'étend sur près de quatre siècles, de 1170 à 1560.
Le chantier de la cathédrale de Meaux débute à la fin du XIIe siècle, suivant la volonté des comtes de Champagne, par l'élévation du choeur de l'édifice et de ses différentes chapelles rayonnantes. Les travaux du transept débutent eux en 1215, année où commence également une première couverture du choeur. Mais dès 1253, le chantier de la cathédrale prend un important retard : les fondations initiales du choeur ne sont pas sufisamment stables et celui-ci commence à s'affaisser alors que les transepts sortent de terre. L'ensemble du chevet est alors reconstruit, de manière un peu moins ambitieuse, et surtout remis au goût architectural du jour. C'est l'architecte Gautier de Vainfroy, déjà contributeur de la cathédrale d'Evreux, qui signera cette nouvelle partie de l'édifice.
Les campagnes de construction se succèdent alors. En 1266 débute la mise en place des façades des transepts et en 1317 le roi de France Philippe VI autorise l'élévation de trois travées de nef. Deux des portails de la façade principale sont élevés dès 1336, mais les révoltes paysannes et la guerre de cent ans interrompent les travaux dès 1358. Meaux est occupé par les troupes anglaises de 1422 à 1439. Les derniers travaux ne furent donc pas entrepris avant le XVe siècle : la façade est terminée pendant une campagne de construction en 1506, la tour nord date est elle édifiée entre 1505 et 1540. La tour sud ne sera elle jamais édifiée, remplacée par une coffrage de bois destiné à protégé l'ensemble des cloches. Elle porte aujourd'hui encore le nom de Tour noire.

Parmi les éléments incontournables de la cathédrale, on retiendra surtout l'ensemble des tympans sculptés. Ceux de la façade occidentale sont dédiés à Saint-Jean-Baptiste (nord), à la Vierge (sud) ou représente le Jugement Dernier (centre). Les façades de transepts sont elles dédiées à la vie de Saint-Etienne, patron de la cathédrale. A l'intérieur du bâtiment, outre la légèreté et la hauteur des décors, on notera surtout le tombeau de Bossuet, évêque de Meaux de 1682 à 1704.


Le grand portail central de la façade occidentale est surmonté d'un élégant gable flamboyant. Plus haut se trouve la rosace, flamboyante elle aussi.




 


Le monument de Jacques-Bénigne Bossuet (1627-1704), évêque de Meaux de 1681 à 1704, par Ernest Henri Dubois (1863-1930), placé dans la cathédrale de Meaux en 1911.



L'extérieur de la cathédrale

C'est la pierre de Varreddes, qui a été utilisée dans la construction de l'édifice. L'importante restauration extérieure faite au XIXe siècle est en grande partie liée à l'érosion de cette pierre, due aux outrages du temps.
La cathédrale, d'une hauteur totale de 48 mètres jusqu'au faîtage, est le produit de périodes successives de l'art gothique. La très longue durée de sa construction y a laissé une grande diversité de styles architecturaux. Mais ce mélange de styles n'a pas porté atteinte à l'esthétique générale du sanctuaire. Les architectes se succédant du XIIIe au XVIe siècle parvinrent à créer une grande harmonie d'ensemble.
La grande façade occidentale présente trois portails monumentaux. Comme dans bien d'autres cathédrales romanes ou gothiques, le portail central est consacré au Jugement dernier. Son tympan représente la résurrection des morts et l'image du Paradis et de l'Enfer. Le tympan du portail de gauche est consacré à la vie de saint Jean-Baptiste, celui de droite à la vie de la Vierge Marie.
La tour nord de la cathédrale, d'une hauteur de60 mètres (contre 69 pour Notre-Dame de Paris) est la seule à avoir été achevée ; celle du sud, faite en bois, avait été construite pour héberger provisoirement les cloches. Elle n'a finalement pas été démontée et on la désigne sous le nom de tour noire.
Au centre de la façade se trouve une grande rosace flamboyante créée dans la seconde moitié du XVe siècle.
Du côté sud, à l'extrémité du transept, se trouve le portail Saint-Étienne, également appelé portail des Merciers. Son tympan représente la vie de ce saint, premier martyr chrétien.
Au nord, le second portail du transept est aussi dédié à saint Étienne. Il est actuellement fermé ; il se trouve en fait dans la cour de la Cité épiscopale. Un peu plus à l'ouest, en direction du chevet, une porte (dite « de Maugarni ») s'ouvre sur le déambulatoire du chœur de la cathédrale.

L'intérieur
Avec une construction s'étalant sur près de 400 ans, et malgré les différentes campagnes de restauration gommant les spécificités des certaines parties de l'édifice (notamment la troisième travée de la nef, accordée avec le reste du bâtiment au XIXe siècle), la cathédrale Saint-Etienne de Meaux reste un catalogue assez impressionnant des variations de l'art gothique en France : du gothique classique des parties de la nef les plus proches du transept, au gothique rayonnant du choeur et au gothique flamboyant de la grande façade occidentale.
L'intérieur de la cathédrale est remarquable pour sa luminosité et la finesse de son ornementation sculptée. Une des plus importantes caractéristiques du sanctuaire, que l'on ne retrouve nulle part ailleurs dans une autre cathédrale gothique, est la hauteur des voûtes des collatéraux qui atteignent plus ou moins 15 mètres, soit la moitié de celle de la nef principale, qui culmine à 31 mètres. Ceux-ci étant dotés de hautes baies, la lumière pénètre en abondance au cœur de l'édifice et révèle ainsi la teinte de la pierre de Varreddes, utilisée dans la construction.
La nef ainsi que le chœur comportent cinq vaisseaux (comme à Paris). Le vaisseau central est longé de part et d'autre par deux bas-côtés ou collatéraux. Ce n'est qu'au niveau de l'abside que le déambulatoire se réduit à un seul vaisseau en demi-cercle, lequel fait suite au déambulatoire interne de la partie rectangulaire du chœur, la partie externe de ce dernier étant remplacée par les chapelles rayonnantes au nombre de cinq.
Les revers des façades du transept sont particulièrement remarquables et de toute beauté, surtout dans le croisillon sud. Ils sont richement décorés et comportent de véritables tissus ou broderies de pierres. Ils sont partiellement inspirés par Notre-Dame de Paris, mais le style est ici plus recherché et l'ornementation est plus riche.
Dans le chœur de la cathédrale entouré de grilles en fer forgé, on peut voir la dalle funéraire, faite de marbre noir, de Jacques-Bénigne Bossuet, l'Aigle de Meaux, la plus importante personnalité de l'histoire de la ville, qui y fut évêque de 1682 à 1704. Deux statues commémorent Bossuet dans la cathédrale : la première le montre assis sur son trône épiscopal, et la seconde debout, priant, avec autour de lui des personnages sur lesquels il eut une influence déterminante : le Grand Dauphin Louis, Louise de la Vallière, Turenne et Henriette d'Angleterre.
Adossée au mur d'une chapelle du bas-côté sud de la nef, on peut voir un autre monument funéraire ; celui du bourgeois Jean Rose et de son épouse. Mort en 1364, ce dernier avait fondé un hôpital destiné à accueillir des orphelins. Il fut reconnu comme bienfaiteur de la cité.
La hauteur sous voûtes, à l'endroit du chœur, atteint jusqu'à 33 mètres.




samedi 5 janvier 2013

CADRAN de datation

 La radiesthésie nous permet la datation d'un lieu de culte d'une église...

Ce petit cadran permet de pouvoir dater un lieu, un menhir, un monument, une maison, église.
Ce cadran va nous aider, à déterminer quand la première pierre à été posée par exemple.
Voilà un petit exercice en radiesthésie simple, entraîner vous à effectuer des datations sur des monuments ou bâtiments (église, chapelle) connu  dont vous ignoré la date, puis vous vérifié auprès des autorités locales la date exacte du monument.

mercredi 12 décembre 2012

Uchizy. La petite chapelle Saint-Imetier au cœur de nombreuses croyances et légendes. Mystères et légendes à Uchizy

La petite chapelle Saint-Imetier



La chapelle des métiers, ou Saint-Humi ce situe entre TOURNUS et MACON en Saône et Loire sur la route national 6.


  

La chapelle des métiers, ou Saint-Humi, construite sur un ancien temple gaulois, a depuis des millénaires été un lieu de pèlerinage, puis de guérison. Plusieurs légendes entourent encore l’édifice.

À l’emplacement actuel de la chapelle, un lieu de pèlerinage était dédié à Sucellus. Ce dieu gaulois, que l’on retrouve aussi sur la façade de l’église d’Ormes, était très apprécié en Gaule. Vêtu à la Gauloise d’une longue tunique ceinturée, barbu et âgé, il est représenté sur chacune des statues avec un maillet, ce qui lui vaut d’ailleurs le surnom de “dieu au maillet”. La traduction de son nom signifie “bon frappeur”. On venait ainsi à son pèlerinage car Sucellus était le dispensateur de la nourriture, un dieu populaire chez les paysans.

Saint Humi remplace Sucellus

Sur ce même emplacement, et pour anéantir les croyances autres que le christianisme, l’Église construit une chapelle en l’honneur de saint Humi, qui deviendra saint Imetier, sur le lieu même du pèlerinage celte. Ce saint a la réputation d’aider les enfants à marcher normalement, mais surtout à guérir les malentendants. Tout un rituel est nécessaire pour quiconque veut retrouver l’usage de l’ouïe. Il faut déposer son oreille contre la pierre trouée près de l’oratoire. Des sons mystérieux, comme le son des cloches de l’église se font alors entendre du malade. Puis il faut se rendre à l’intersection des Quatre chemins devant la chapelle pour entendre les chevaliers du Temple de sainte Catherine de Montbellet…

Autres légendes entourant la chapelle

Un être, sous la forme d’un loup-garou, aurait, pendant la période des templiers, rodé la nuit autour de l’église. Cette très mystérieuse légende qui a pris naissance dans un roman ne serait en réalité qu’une histoire pour inciter les enfants à ne pas sortir la nuit. Pour information, le loup-garou a pris la fuite. Le saint, lui, est apparu au moment où il essayait de voler la pierre trouée.

Un saint qui ne veut pas partir

Pendant la Révolution, des hommes ont essayé de transporter la statue de saint Imetier en dehors de l’église. Certains ont été foudroyés seulement en la posant sur leurs épaules. D’autres ont vu le char sur lequel la statue était posée se briser en plusieurs morceaux. Devant la force du saint, la statue est restée dans sa chapelle.